Pensant aux quarante neuf toiles que je viens d'achever, aux têtes en plâtre et aux trois derniers grands formats dessins, je commence ce texte en écrivant, simplement :
" Bientôt prête pour une exposition personnelle"
Puis, la suite se poursuivit naturellement :
" Mon travail naît de ma psychologie intérieure et sensible " deuxième relecture, je trouve ça simple, mais dit.
Je poursuis et vous emmène jusqu'à la fin, naturellement tout en cessant l'auto-critique (quoique nécessaire si constructive) et vous livre ma pensée, telle qu'elle était ce jour-là :
" Je ne sais pas si ce que je produis peut vous atteindre, soit par une certaine esthétique, des couleurs et des formes ou sinon par un rappel à vous même et à votre propre psychologique; ou encore par le lien à d'autres histoires que cela active. J'ai conscience, dans les grandes lignes, de ce que l'Histoire et les artistes ayant traversés les siècles nous ont laissés en héritage. Il m'arrive régulièrement et avec un plaisir immense de me plonger dans celle-ci et plus particulièrement vers certain. Mais je n'use pas de réfèrences directes dans mon travail plastique. Je le souhaite, un peu, mais ça ne vient pas. Le survol n'imprègne pas mais l'expérience de tourner des pages ou d'effectuer certaines visites, si.
Donc. Au fait, pour vous entretenir de mon propre travail : je pense et je fais. J'achète des couleurs en tubes et des supports, je forme, j'arrête, pour méditer. J'engage des processus, je tente d'arrêter des systèmes, et recommence. Regardant le monde visible et sentant tout ce qui me traverse, sélectionnant, dressant des échelles de valeurs et d'importance, aux formes et aux faits. Sachant ce qui se forme et comment ça se fait au moment, mais je ne connais pas la fin comme une réalité essentielle.
L.A 2008
vendredi 7 novembre 2008
jeudi 23 octobre 2008
mardi 21 octobre 2008
vendredi 10 octobre 2008
lundi 6 octobre 2008
samedi 13 septembre 2008
Notes sur 49 portraits
Il y en aura 49, pour l’instant j’en ai 28, il y a 7 personnes, chaque visage d’une personne est répété 7 fois, sur toile, peint à la peinture acrylique, en regardant une photographie numérique imprimée. Chaque groupe de 7 à un titre unique : True Black, Ich Weiss nicht, La fatigue, Oma anrufen, Waiting for after, mum, Madonna. Pour certain portrait, il se peut que quelques détails soient modifiés, une paire de lunette, une couleur de cheveux. A l’intérieur de ce groupe de 7 personnes, il y a un autoportrait, qui sera aussi répété 7 fois, mais à chaque fois dans une situation différente. L’autoportrait a à chaque fois un titre différent.
Ce qui me plait dans ces portraits, c’est lorsqu’ils se mélangent. Ils deviennent plus distincts de la réalité de l’image sur laquelle je m’appuie. Je peins « Ich weiss nicht » en pensant à « True black », le résultat est-il une trahison? C’est parce que c’est par les images qui passent mentalement, que le portrait n’est plus fidèle à l’image. Comme ça il n’y a pas répétition, tout est différent, une imitation non identique. De sept à sept, rien n’est pareil, chaque jour pour moi est un état d’être, par rapport à la personne que je peins, comme la journée et ma pensée peuvent être grise ou ensoleillée. Le visage impermanent, ce regard qui couve l’âme de l’autre et l’expression qui transgresse le sentiment. De quelle sentiment s’agit-il? Est-ce involontaire ou bien maîtrisé dans l’acte de peindre? Ces portraits je les traite rapidement, je m’arrête à mille lieux de la perfection.
au sujet de ta toile, c'est bien « Madonna » le titre, depuis le début et cela ne peut changer, j'ai engagé une règle qui est ainsi, seuls mes portraits changent de titre et de situation, car moi même je suis changeante en les peignant, vous, vous ne changez pas, sur l'image qui me sert de modèle.
Alors, est-ce bien parlé de vous ou de moi-même?
Ce qui me plait dans ces portraits, c’est lorsqu’ils se mélangent. Ils deviennent plus distincts de la réalité de l’image sur laquelle je m’appuie. Je peins « Ich weiss nicht » en pensant à « True black », le résultat est-il une trahison? C’est parce que c’est par les images qui passent mentalement, que le portrait n’est plus fidèle à l’image. Comme ça il n’y a pas répétition, tout est différent, une imitation non identique. De sept à sept, rien n’est pareil, chaque jour pour moi est un état d’être, par rapport à la personne que je peins, comme la journée et ma pensée peuvent être grise ou ensoleillée. Le visage impermanent, ce regard qui couve l’âme de l’autre et l’expression qui transgresse le sentiment. De quelle sentiment s’agit-il? Est-ce involontaire ou bien maîtrisé dans l’acte de peindre? Ces portraits je les traite rapidement, je m’arrête à mille lieux de la perfection.
au sujet de ta toile, c'est bien « Madonna » le titre, depuis le début et cela ne peut changer, j'ai engagé une règle qui est ainsi, seuls mes portraits changent de titre et de situation, car moi même je suis changeante en les peignant, vous, vous ne changez pas, sur l'image qui me sert de modèle.
Alors, est-ce bien parlé de vous ou de moi-même?
vendredi 12 septembre 2008
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